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Je n'aime pas les fins...
Et pourtant, je continue à me faire du mal en coupant les ponts, d'une manière ou d'une autre. J'ai l'impression d'être un peu masochiste. Mais plus on s'attache à une personne, plus on prend l'habitude d'une chose, plus il est difficile de s'en défaire. Et je sais que de provoquer la rupture, pour avoir à moins souffrir n'est pas très glorieux. Cependant, chacun survit comme il peut, dans ce monde de fous !
Les fins, me nouent l'estomac, me bloquent la gorge, m'emplissent les yeux de larmes, et me démoralisent. Oui, avant tout, elles me démoralisent. Je me souviens de la dernière fin brutale que j'ai provoqué, pas par lâcheté, mais par principe, et parce que je déteste me faire prendre pour une idiote. J'ai eu plus mal que je ne l'ai laissé pensé. C'est pour ça que je m'autorise des moments de faiblesses pour des fins moindres.
Je n'aime pas les fins...
Mais j'adore les débuts. Allez comprendre, on m'a souvent dit qu'une fin amenait un autre commencement. Mais je n'arrive pas à prendre les choses comme ça. Je suis trop nostalgique, mélancolique... Et je me complais dans ces traits – plus ou moins cachés – de mon caractère. Parce que, c'est une partie de moi que je ne peux renier, que je ne veux renier. Alors je stagne... jusqu'au jour où j'arriverais à faire changer les choses =).
En attendant, je préfère pleurer à la fin d'un film que lorsque l'on me critique. Je préfère être faible devant ma télévision, ou face à un livre que devant le monde entier.
Et puis, comme on me l'a dit un jour : Ravales tes larmes, car ta fierté est ta plus belle arme ( Citation discutable, je l'avoue. Mais qui peut redonner du courage aux gens – trop – fiers. )
Nils
sam 22 aoû 2009 11:04