Et la vie reprit son court normal...
Ne voyez aucune ironie dans cette phrase. J'ai eu la moyenne en maths... enfin. Depuis un moment je désespérais. J'espérais même, d'ailleurs, que mon professeur perde ma copie.
Mais, pour la première fois depuis quelques mois. J'ai eu la moyenne en maths. Certes, mon petit 12,5 n'est pas le nirvana, mais je pense qu'aujourd'hui je peux m'en contenter. Après tout ce que cette matière m'a fait subir. Après le nombre incalculable d'heure que j'ai passer à réviser mes maths tout en haïssant de plus en plus cette matière ! Je mérite ma putain de note au dessus de la moyenne.
Je dirais même plus, je suis soulagée. Mais pas seulement par ça. Parce que après tout, une note, n'est qu'un chiffre basé sur quelques exercices. Et comme à chaque examen, il y a une part de chance l'un dedans – et on sait que la chance n'est pas mon fort ! Je suis soulagée parce que les maths me plaisent de nouveau.
Je respire. Oui, je prends des bouffées d'oxygène lorsque je m'assois en classe et que je commence mes exercices. Je prends du plaisir à coupe mes conversations pour écouter quelques explications. Je ris de nouveau. Il y a fort longtemps que je n'avais pas ris par nerfs en maths. Mais là, comprendre, avancer rapidement. Noter les erreurs de Léa, pendant qu'elle corrige les mienne. Savoir les formules de tête en sortant de classe, être capable de vous les ressortir... Depuis les deux dernières leçons que nous avons faites, j'ai l'impression d'être revenue dans la course.
Mais je suis aussi heureuse. En effet, malgré le stress dut à mes dépendances je me suis retrouvée. J'entendais mes amies littéraires converser il y a quelques heures, lorsque j'attendais le bus. Et je me suis rendu compte que je n'aurais pas pu. Non. Je n'aurais définitivement pas pu être des leurs. Certes j'aurais supporté les heures d'anglais, d'espagnol, d'histoire et de français. Mais, il y a une chose qui m'aurait été insupportable. Le nombre d'heures de maths, ne pas avoir physique chimie chaque semaine. La quasi-disparition des matières scientifiques m'auraient fait souffrir. Je me suis sentie étrangement attachée à ma section lorsque mes camarades ont dit que ça faisait deux semaines qu'elles n'avaient pas eut physique chimie. Et je pensais, je pourrais vivre sans l'anglais, ou l'espagnol. Mais sans physique chimie, les formules aussi chiantes soient-elles, les TP aussi ennuyeux soient-ils, je ne pourrais pas.
Je pense que je ne survivrais pas.
Alors oui je suis soulagée. Oui, si j'en étais capable j'en pleurerais de bonheur. Et oui, à partir de maintenant je vais redevenir moi-même !
Let's go !
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