Lundi 9 Mars 2009 :
Je pensais que ma journée
serait encore plus terrible que ça. Mais ils étaient là, tous. Tous
ceux que la région m'a permis de garder auprès de moi.
Oui, le problème n'était
pas un caprice d'adolescente. On ne peut pas me qualifier de
matérialiste, du moins, pas sur ce coup là. Peut importaient les
artifices. Ce que j'aurais sincèrement aimé, c'est en plus de vous
voir vous tous, c'est les voir eux. J'aurais aimé hier –
dimanche – avoir l'occasion de manger le couscous
hebdomadaire avec eux. Voilà pourquoi je refusais tant cet
anniversaire. Le cadeau que je désirais était impossible à
atteindre. Et pourtant, j'ai mis toute la volonté du monde. Dès
l'instant où j'ai compris ce que je désirais vraiment... être à des
centaines de kilomètres. Pas pour fuir ceux que j'aime ici, mais
pour contempler ceux qui me manquent. Voir leurs yeux s'illuminer
lorsqu'on se voyait. Me sentir entière, rire avec eux. Vouloir au
fond de mon être que le temps s'arrête, et que cette soirée perdure
à tout jamais. Mais la vie est cruelle, et on obtient pas toujours
ce que l'on veut. Il y a deux ans, j'avais eu le droit à ça
pourtant. À mieux même. Ma cousine s'était fiancée le samedi, et
nous avions fait une fête de famille le dimanche. Résultat, le
lundi alors que chacun de nous avions cours nous sommes restés
ensemble... Ce jour fut merveilleux, une brèche dans l'espace
temps. Des vacances improvisée, une journée purement familiale. Et
alors que tous les moyens de communication nous étaient permis, nos
portables étaient alignés sur la table en silencieux, les
ordinateurs de chacun éteints, et les plus jeunes devant les
dessins animés pour que nous puissions discuter
librement.
Mes grands parents sont
le ciment qui nous lie. Mon grand père charismatique, grand, vif,
nous fait toujours sourire avec ses blagues, ou ses imitations. Ma
grand mère, douce, généreuse, calme, mais pourtant capable en un
instant de changer la situation du tout au tout.
J'aime chacun des membres
de ma famille, mais il y a une personne sans laquelle cette osmose
ne serait parfaitement équilibrée. Ma mère.
J'ai été plusieurs fois
chez mes grands parents en compagnie de mon seul père, et même si
l'ambiance ne manquait pas... lorsque ma mère passe le palier, tout
change. Je n'ai jamais eu l'occasion de voir une autre personne
faire cet effet là sur des gens.
La maison entière
s'anime, et tout un coup alors que tout était calme que chacun
avait ses soucis personnels. Le monde change, et nous glissons dans
un univers magique où nous sommes les seuls acteurs. Nous parlons
de tout de rien, entre jeune, en nous mélangeant. Nous voguons de
pièce en pièce, et au fur et à mesure que les membres de notre
famille affluent nos yeux s'illuminent. Je m'en suis rendue compte
il y a quelques années. Cela faisait environ deux ans que je
n'avais pas vu mon cousin – mon ainé – l'interphone à
sonné on lui a ouvert, j'étais en train de faire des mots croisés
quand il est arrivé, il faisait nuit et les rideaux étaient ouverts
sur la ville illuminée. En le regardant, je nous ai vu, nous la
famille si dispatchée habituellement qui était soudainement unie,
j'ai vu une flemme briller dans nos yeux, et j'ai faillis en
pleurer, mais n'étant que moi-même j'ai été regarder par la
fenêtre. Parce que cette vue, ce paysage si urbain, si commun est
mon refuge, ce paysage pourtant si inhumain est le plus rassurant
de tous ceux que j'ai pu voir. Il me rassure, me définit. Quand je
le vois, je sais qui je suis, je sais où je vais, pourquoi, comment
j'y arriverais. Quand je regarde par cette fenêtre, le monde
m'appartiens, mon monde m'appartiens, et rien ne m'est plus
impossible.
C'est pour ces raisons,
aussi diverses que variées que j'aurais aimé être là-bas
aujourd'hui. Pour me ressourcer, pour pouvoir être pleinement moi.
Mais hélas, la vie est injuste. Cependant, je remercies tout ceux
qui ont fait un geste pour moi. Même si tous ont plus ou moins été
vains.
La seule chose ayant
réussie à me faire apprécier ce jour est une Danette au Chocolat
avec des boules qui craquent... pathétique, mais tellement vrai
!
Je vous rends l'antenne,
bonne nuit.
10 Mars 2009.
C'est fou comme mes
mardis sont longs, et c'est terrible comme ils me manqueront. Les
mardis au lycée se tirent en longueur, et en surface c'est
l'horreur. Les cours sont super longs, et avoir deux heures de
français, qu'on enchaine avec une heure trente de géographie, puis
deux heures de maths, c'est éreintant. Seulement, je ne peux
prendre les choses avec pessimisme. Les personnes qui remplissent
mes journées les transforment et elles deviennent plus
légères.
Et le mardi soir, lorsque
je prends le bus plus fatiguée que jamais je ris, je discute, je
fais la folle. Et toute cette décontraction ne pourrais se produire
sans celle que j'appelle ma crazy sister, mon petit rayon de soleil
quotidien. Malgré tout, elle illumine mes journée, pas comme les
autres, à sa manière, et c'est elle qui me fait le plus de
bien.
Hier, je vous ai fais
malgré moi – et sous le coup de l'émotion – une longue
tirade sur ma famille... Ça m'a vraiment fait du bien, et je pense
que vous avez compris que je ne peux vivre sans eux, et que s'il le
faut je me battrais jusqu'à périr pour eux.
Je me battrais pour mes
passions aussi. Et j'aimerais vous parler d'elles, je vais
commencer se soir, mais certainement pas finir. Il y tellement de
choses à dire, de points à développer que je ne vais pas tout faire
d'un coup. Se soir, je m'attarderais sur le modus operandi des
histoire qui me passionnent.
Pour la plupart des
personnes, la passion est soudaine. Lorsqu'ils entendent parler
d'une chose, qu'ils la voient... Ils s'éprennent de cette chose et
ne la quitte plus...
Si tout pouvais se
présenter de la même façon pour moi, je n'aurais aucune raison de
vous parler de mes passions. Car, oui pour moi tout est plus
complexe. Sans rentrer dans les détails – chose que je ferais
dans les jours à venir – je vais vous expliquer le pourquoi
du comment.
À un moment ou à un
autre, on me parle d'un phénomène, ou j'en entends parler à la
télévision, sur internet. Bref, j'entends une première fois le nom
de la chose dont je vais m'éprendre. Et là, la réaction est
immédiate. Je voues une haine sans limite pour ce film, ce livre,
cette activité, ou autre chose que sais-je? Je m'emporte souvent
lançant des répliques du genre : '' Le jour où j'irais voir ce film
au ciné' il tombera des vaches ''; '' C'est pour les gros débiles
ça ! '' ; '' Je ne supportes ça... '' : '' Jamais je lirais ça,
attends je lis moi. Les truc's dans les bulles très peu pour moi...
''.
Et j'en passe
certainement des meilleures. Hélas, ça ne s'arrête pas là, quelques
mois plus tard je suis de nouveau confrontée à la '' chose ''.
Présentée d'une autre manière, durant un reportage télé, à la
télévision directement, etc...
C'est alors que tout
bascule, je ne peux plus bouger de devant le téléviseur. Et une
fois le moment passé, je file sur internet à la recherche
d'informations, de bandes annonces, etc...
La spirale est lancée, et
rien ne pourra m'arrêter. C'est ainsi que je me suis éprise de pas
mal de choses ces derniers temps surtout. Et je ne regrette rien,
pas les nuits blanches, pas les heures passées à chercher des
choses sans pour autant les trouver aussi parfaite que je les
voulais. J'ai pris énormément de plaisir à vivre ces passions. Et
si au départ, la haine n'était pas présente tout changerais. Il n'y
aurait plus cet attrait particulier, et se serait un hobbies, une
lubie, comme un(e) autre.
Alors, je pense qu'on
peut dire que je suis passionnée. Mais le plus exact serait
d'avouer que je ne vis que par passion. =) Allez, je vous rends
l'antenne et vais regarder Dr House ;)